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Qu'est-ce qu'un mandala...?
Tout d'abord, le mot "mandala" en sanskrit (écriture très ancienne) signfie un "cercle", Si l'on déconstruit le mot, voici ce que nous avons: MANDA c'est l'essence et LA signifie "achèvement". (expliqué par Claude Gagnon dès la première rencontre) Selon l'ouvrage de Susan F. Fincher dans La Voie du Mandala, le mandala représenterait un "Reflet du soi". L'on peut donc faire le lien entre "l'essence et le centre".
On peut utiliser le mandala comme outil de connaissance et de compréhension de soi. Je l'ai également utilisé comme stratégie d'enseignement, en suggérant aux élèves de regrouper des éléments semblables et différents dans le même mandala, divisé en deux ou en quatre. Ce qui nous amène aux deux émisphères du cerveau, qui travaillent à ramener l'énergie au centre. ( Réf. Deux cerveaux pour apprendre, de Linda V. Williams) Il y a aurait beaucoup à dire sur le concept du "Mandala", en références avec les civilisatons très anciennes et plus près de nous, avec Carl Jung, mais bon, là n'est pas mon objectif.
Qu'est-ce qu'un phosphène...?
Tout d'abord, la première fois que j'ai entendu parler de "Phosphène" c'est par Claude Gagnon, Directeur général de Lumi-Vie, l'organisme où j'anime des groupes de soutien pour personnes endeuillées. Plus particulièrement il m'a parlé d'un atelier qu'il pensait offrir et qui se nommait: "Phosphènes et Mandalas". Immédiatement j'ai été intriguée et intéressée par le sujet. Alors dès l'instant où j'ai vu cet atelier offert dans le calendrier des activités je m'y suis incrite. (2004) Dans cet atelier tellement fascinant, Claude nous a immédiatement donné la référence du Docteur Francis Lefebure (www.phosphenes.net) qui définit le phosphène comme suit:
Les phosphènes sont toutes les sensations lumineuses ou les images captées par la rétine. On obtient un phosphène en fixant une ampoule blanche opaline de 75 watts, prévue à cette fin, durant moins d'une minute et après avoir éteint la lumière, on reste dans le noir et on commence à voir le phosphène se promener, soit yeux ouverts ou yeux fermés. C'est beau, tellement beau que l'on ose pas bouger!
Et dans l'atelier animé par Claude Gagnon, après quelques minutes, il allume la lumière et alors l'on commence à laisser aller les images ou impressions sur une feuille placée devant nous au centre de laquelle est tracé un cercle.(le mandala) C'est dans ce cercle et avec des crayons de couleurs ( on choisit les crayons de couleur, yeux fermés ou yeux ouverts ) que nous traçons des formes, sans intention précise, sur le mode lâcher prise, dans le mesure du possible. Lorsque nous avons terminé, à tour de rôle et sur une base volontaire, nous remettons notre mandala devant la lumière encore cette fois-ci et nous exprimons ce que nous y découvrons, très souvent, ces découvertes diffères les unes des autres. Habituellement, chaque personne y trouve des objets et des formes différents. Tous les mandalas sont beaux et différents. C'est tout simplement: Hallucinant! Il est nettement préférable d'être intégré au sein d'un atelier et avec un guide pour expérimenter cet outil de croissance et de développement. (consigne importante: enlevez lunettes et verres de contact)
En jumelant les deux concepts: Phosphènes et mandalas, c'est une expérimentation plus complète dans la mesure où le "phosphène" devient l'outil de centrage et de méditation, et le "mandala" devient le complément ou le résultat de ce centrage. Donc, lorsque l'on termine le mandala, on peut le rergarder, l'observer et y faire des découvertes sur soi et sur les autres. Ce qui , en soi, n'est pas banal.
Mon expérimentation en atelier à Lumi-Vie
J'ai envie de partager avec vous ce que je vis lors d'un atelier: "Phosphènes et Mandalas". Pour moi, ce genre d'atelier de groupe c'est d'abord un lieu de partage des connaissances et d'expérimentations. La partie "phosphènes" , je la vis comme un centrage et une profonde détente, où je suis seule et en même temps avec les personnes du groupe, où je me sens accompagnée. Il y a donc une cynergie fluide qui circule. Ce moment privilégié m'invite au calme et à l'introspection. Je me laisse porter par la lumière vers une intériorité, mon intériorité. Lorsque la lumière s'éteint, je reste centrée et je commence à voir mon phosphène, soit les yeux fermés ou soit les yeux ouverts et dans la noirceur de la pièce. Je vois un cercle qui se déplace et sur lequel il y a des strates de couleurs assez vives, oranges, jaunes, bleus, rouges verts ou autres. Ce cercle est mouvant et changeant. Et tout doucement, le cercle s'amenuise et perd de son intensité de couleurs. Je l'appelle le "cercle magique". Et dans ce cercle, je perçois comme un mouvement comme si c'était un "coeur qui bat tout doucement". Mon état à ce moment-là: une grande paix intérieure.
Et me voici rendue à faire le mandala. Je choisis, tel que décrit déjà, (yeux ouverts ou yeux fermés) une couleur et je trace des formes, je laisse aller ce qui veut s'exprimer, J'ignore ce qui va sortir, ce qui va se passer. Au début j'étais un peu insécure, j'étais sur la retenue, mais peu à peu je me suis laissée guider par cette forme de message, somme toute, par ce langage venu de l'intérieur. Quand je pense que c'est terminé, spontanément, je donne un nom à ce mandala. Et si j'ai le goût j'en commence un autre. C'est très enrichissant d'entendre les commentaires et les réactions des personnes du groupe et de l'animateur. Après chacune des rencontres, je me sentais apaisée et calme.
À la fin de la session, j'ai choisi certains mandalas pour les observer. Je reconnais que des formes semblables s'y inscrivent. (récurrence ou redondance...?) J'ai alors remarqué que je voyais toujours des yeux quelque part dans chacun des mandalas choisis. Les yeux seraient-ils un passage entre l'univers extérieur et l'univers intérieur...? J'en choisirai d'autres et j'essayerai d'y voir autre chose. Une chose est certaine, si je compare le tout premier mandala que j'ai fait et le petit dernier, les mots me manquent. Un long chemin parcouru... des chemins de traverse...! Étrangement, j'ai l'impression que ce n'est pas moi qui ai fait les deux. C'est tout de même incroyable! Je trouve ces ateliers très enrichissants et passionnants. Pour bien profiter de ces exercices, idéalement, l'on doit tendre vers le "lâcher prise", à mon humble avis. Je vous invite à la réflexion en lisant la phrase suivante.
Selon Susan Fincher, dans La voie du mandala, " Le mandala sert de contenant au dialogue non rationnel qui se déroule en nous entre l'obscurité et la lumière." ( 30 janvier 2006)
Une expérimentation toute personnelle
J'ai fait une expérience récemment. J'ai choisi deux mandalas que j'aimais beaucoup, mes préférés, et qui m'inspiraient pour écrire. Je les ai numérisés et j'ai écrit un poème sur chacun. Je vous assure que ça donne un résultat assez étonnant. C'est un croisement ou un métissage entre les formes, les couleurs et les mots.

Dame Lune
Afin que Dame Lune n’oublie jamais d’où Elle vient
Et que lors de nuits étoilées
La vénèrent toutes les âmes initiées
Isis, investie de tous les pouvoirs égyptiens
La couvrira de sa cape de lin
Afin que tous les Humains, rois ou crétins
Puissent se réfugier en son sein,
Et, au petit matin, revenir
À l’heure où l’Aube saura consentir
À préparer la Grande Scène
Pour l’arrivée de l’Astre du jour.
Afin que Dame Lune n’oublie jamais, jamais
Que le soir venu, Elle reviendra
À son tour.
À partir d’un mandala
Par Denise Héon
Février 2006.
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